Trois mois...
Edit : note rédigée hier au soir ! donc les demains renvoient à aujourd'hui...
Trois mois viennent de s'écouler.
Trois courts mois de stage.
Trois longs mois de séjour chez mes parents.
Trois mois de fatigue. De difficulté à travailler. D'engueulades avec ma sœur. De prise de tête avec ma mère. De colères retenues. De rage ravalée. De liberté réprimée.
Trois mois de découverte du vrai milieu du travail, d'apprentissage, d'envie de découvrir, d'aller plus loin, de s'intégrer vraiment au sein du travail de l'association.
Trois mois qui m'ont donné envie de stopper là mes études pour entrer dans la vie active. J'abandonne le projet de faire l'IUFM. Je verrai ça plus tard. Lorsque je serai blasée de voir défiler des personnes en difficulté, et surtout en demande.
Montpellier, me revoilà.
Ce soir je suis de retour chez moi, dans mon petit 15 m2.
* Soupir *
* Soupir * x3
Je suis heureuse de me retrouver enfin seule, chez moi. Je fais ce que je veux, quand je veux, où je veux. Plus de remarques blessantes, plus d'organisation incohérente à suivre, plus de questions inquiètes... Je me donne parfois l'impression d'être asociale. Or en société, tout va bien. En stage, je m'intègre bien. Chez ma grande sœur (j'y étais environ 3 soirs par semaine), tout s'est très bien passé. Je ne me suis jamais fait mettre dehors par des amis, je me fais même réinviter... Alors ? ... je fais probablement une réaction allergique à ma famille... C'est grave Docteur ? Un seul traitement possible : éviter tout contact direct... Ah si seulement c'était possible !
Mais bref, là n'est pas le sujet.
Je disais donc, Montpellier me revoilà. J'aime beaucoup cette ville. Ses rues piétonnes, ses rues commerçantes, son ensoleillement, l'harmonie des habitations et des structures, l'équilibre entre le moderne et l'ancien, la montagne qui l'entoure, et la mer à proximité. Les gens y sont sympathiques, ouverts. L'esprit de cette ville est dynamique, jeune et festif.
Depuis deux ans que j'y ai installé mon petit nid, j'ai mes habitudes, mes promenades préférées. Je peux être en plein cœur de la ville et, après 30min de marche, basculer dans un petit chemin de campagne à l'odeur de paille... Parfois, je crois que j'ai la vie d'une mémé... et ça me plait !
Notez tout de même que parfois non, une mémé ne suivrait pas mon rythme : bosser jusqu'à 2h du mat', se lever à 5h45 et faire la fête le soir jusqu'à l'aube... elle repassera la mémé !
A partir de 14 ans, j'ai commencé à attendre fébrilement le moment de partir dans mon propre appartement. Etre maître des lieux... responsable de tout... C'était un rêve devenu réalité le 10.09.2006 ! Et depuis, je ne m'en lasse pas. Pas une seule fois j'ai regretté le foyer familial... pas une seule fois j'ai souhaité laisser tomber mon studio pour rentrer chez mes parents...
J'ai même tout fait, tout mis en œuvre pour faire mon stage dans cette ville ! Et malheureusement, ces efforts auront été vain... beaucoup d'énergie dépensée pour rien... le destin a décidé de me contredire.
Depuis vendredi, le stage est fini. Il s'est fini sur les rotules d'ailleurs. Beaucoup d'urgence de dernière minute et de dossiers à monter en vitesse. Le dernier jour, l'équipe m'a offert le restau. J'ai été touchée... ce fut un réel plaisir d'aller travailler avec eux tous les jours. J'aurais aimé que le stage ne finisse jamais ! enfin, pas si vite... J'ai tant appris, et je me suis moi-même surprise parfois à être aussi professionnelle...
Mais en parallèle, la cohabitation avec mes parents et ma sœur fut réellement un calvaire. Les premières semaines, j'ai failli tout laisser tomber uniquement pour retrouver mon indépendance et mon silence intérieur. Et pourtant, je me suis accrochée... et je ne le regrette certainement pas aujourd'hui...
Demain, les cours reprennent.
Je ne vous dit même pas ma joie de revoir les profs, d'assister passivement à leurs cours, d'être traitée comme une gamine de lycée... * ironie *
Courage ! aujourd'hui je connais bien mes objectifs : le diplôme puis le travail. Mais avant, la route est sinueuse : un rapport de stage, un mémoire, des profs que j'apprécie peu, un permis à passer...
Je suis attristée de quitter le stage et ma Grande Sœur, avec laquelle j'ai apprécié pas mal de nos soirées. Je suis dégoûtée de reprendre les cours. Je suis en joie de retrouver mon appartement, ma liberté, mon indépendance, mes amis... Je suis soulagée de quitter cette maison qui me dérange tant, mes parents et ma sœur qui me fatiguent tant...
Qu'il est compliqué d'être compliquée... !!
Par Papillon ailes de papillon, Lundi 3 Mars 2008 à 09:12 GMT+2 dans Sur le divan du psy (article, RSS)




