Mardi 19 Aout 2008
La nouvelle vient de là où on ne l'attendait pas
Par Papillon ailes de papillon, Mardi 19 Aout 2008 à 17:31 GMT+2 dans Colères, coups de gueule et autres emportements
Dans ma famille, tous nos regards se portaient vers le Val d’Oise.
Chaque jour, chaque sonnerie de téléphone nous faisait comme un petit pincement au cœur.
Nous décrochions fébrilement l’appareil, ou nous tendions l’oreille pour découvrir l’identité de l’interlocuteur, si c’était la famille de Paris, et surtout si une triste nouvelle semblait s’annoncer.
Malgré tous nos espoirs, nous savons que son départ est forcément proche. Fatalement proche.
Médicalement, il est seulement possible de soulager la douleur.
Ni guérison, ni avenir en vue.
Simplement le sincère désir que tout se passe le mieux possible pour ses derniers jours.
Et pourtant…

Et pourtant…
Je viens parler ici d’une triste nouvelle, mais ce n’est pas de lui dont il s’agit.
Tous nos regards se portaient vers le Val d’Oise, mais c’est de la Manche que la mauvaise nouvelle est arrivée…
Il avait 35 ans. Il n’avait pas d’enfants.
Il avait un peu bu. Il n’était pas très bien.
Il s’est couché. Il ne s’est pas réveillé.
C’était mon cousin.
Nous n’étions pas vraiment proches. Mais le choc de la nouvelle a été très fort. Et me rappelle, à nouveau, que chacun peut partir ainsi, du jour au lendemain… Nous ne connaissons pas encore la cause du décès.
Si voir un proche quitter ce monde est toujours difficile, la brutalité de l’événement ajoute encore à l’aspect surréaliste de l’annonce de la nouvelle. Comment y croire ? Comment intégrer et accepter l’idée de ne jamais revoir une personne ? Si pour ma part il n’y aura pas de réel manque, car nous nous voyions peu, j’imagine l’innommable souffrance des siens…
Mon père m’a toujours dit une chose, pour des parents, il n’y a rien de pire que de voir partir l’un de ses enfants…
Nous sommes donc en plein préparatifs de bagages, nous partons demain pour la Normandie. Lui dire adieu. Et soutenir sa famille.








