Ailes de Papillon

The Jane Austen Book Club

 

J'adore ce film. L'histoire est toute simple : des femmes californiennes décident de se rencontrer une fois par moi afin de parler des livres de Jane Austen (mon auteure préférée, faut-il le rappeler ?). Elles souhaitent être six mais la sixième est... un homme ! On assiste à leur évolution parallèle à l'évolution des livres, les six principaux de Jane... L'histoire du film est en fait l'histoire de chacun et je crois bien que c'est ce que j'apprécie le plus dans ce film : on est pas dans la romance à l'eau de rose ou la comédie au fort parfum de morale...

Et, plus que tout, j'adore le début du film !! Regardez les premières minutes (jusqu'à 3 minutes 20 précisément !), je suis pliée de rire à chaque fois (je crois que ma scénette préférée est celle du ticket qui passe sous la voiture !), et c'est tellement vrai ! C'est tout à fait le genre de situation qui m'arrivent certains jours...

Bon zut à la base je devais vous mettre la vidéo de Youtube, mais comme d'hab avec moi ça ne marche pas et comme je ne compte pas passer la nuit là-dessus, je vous mets juste le lien : http://fr.youtube.com/watch?v=l9JJJ0wyc2I Soyez motivées allez-y pour regarder seulement les premières minutes c'est extra !! (et moi demain je file voir les tutos !!).

Et puis forcément, cette histoire me fait fantasmer un peu aussi... Pourquoi mon entourage est-il principalement composé de personnes qui n'aiment lire ? ou qui n'aiment pas vraiment lire ? ou qui n'ont pas du tout l'esprit Jane Austen ?  Un club de discussion Jane Austen... c'est mon rêve !

 

 

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Lettres mortes

 

Lettres mortes, correspondance censurée de la nef des fous (Hôpital de Volterra 1900 – 1980). Présentation, traduction et photographies de Patrick Faugeras. Post scriptum de Jean Oury.

 

Le psychiatre italien Franco Basaglia, qui fut l’un des principaux acteurs de la lutte contre l’existence des hôpitaux psychiatriques en Italie, avait coutume de dire que la première chose que l’on rencontre lorsqu’on pénètre dans un asile, ce n’est pas la maladie ou la folie mais la misère.


Le Parlement italien vota en 1978, dans un contexte politique difficile, la loi 180, autrement dite loi Basaglia, qui décrétait la fermeture définitive des asiles psychiatriques existants. Cette situation exceptionnelle en Europe notamment par sa radicalité eut, entre autres, pour effet immédiat de rendre manifeste aux yeux de la population la plus large et la moins informée, cette misère que paradoxalement les asiles étaient censés contenir et dissimuler mais qu’en fait, ils ne cessaient de sécréter.

 

 

J’ai bien aimé ce livre, qui est un petit peu particulier puisqu’il ne raconte pas une histoire, ce n’est pas un roman, ni l’Histoire, ce n’est pas un documentaire, ni des histoires, ce n’est pas un recueil de nouvelles.

 

J’aurais envie de vous dire qu’il raconte la vie. Des petits bouts de vie de personnes enfermées pour la plupart, miséreuses pour toutes.

 

Les lettres regroupées sont toutes très différentes les unes des autres, et chacune est touchante à sa façon. Le style, les mots utilisés, les demandes faites, l’espoir exprimé, ou la douleur sous-entendue… tout y est vrai, pourtant tout semble provenir d’un autre univers.

Aujourd’hui les hôpitaux psychiatriques ont, pour la plupart, bien évolués depuis les années 1980 et la maladie mentale n’est plus aussi tabou et cachée qu’auparavant. Mais il semble difficile d’imaginer que toutes ces lettres ont bien été rédigées il y a 3 décennies seulement ! Par des personnes comme vous et moi pour certaines, ou parfois par des personnes un peu plus dérangées… La misère est omniprésente, ainsi que l’attente et la frustration.

 

En plus de l’humanité qui se dégage de ce livre, j’ai décidé de l’acheter pour le principe même : le refus de l’oubli. Un peu comme pour donner un sens à toutes ces lettres qui ne sont jamais parvenues à leur destinataire… leur donner une seconde vie, leur dire oui vous êtes là et l’on vous reconnaît le droit d’exister malgré la difficulté de la vie, malgré la démence de ceux qui ont tenu la plume…

 

 

Les photos sont poignantes aussi : elles ont été prises de  nos jours. C’est à dire 30 ans après la fermeture de l’asile. Et certaines choses, à travers le temps qui passe, nous toucheront toujours ! Les lits en fer, les fenêtres dans les coins, les murs délabrés… On entend presque le bruit des portes qui grincent et des pas feutrés des patients dans le couloir...

 

 

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La jeune fille et le philosophe

 

Depuis mercredi midi, me voici en semi-vacances. Semi, parce que non-officielles, courtes et assez chargées, mais vacances quand même puisque je ne mets pas les pieds en cours jusqu’à mardi matin. Mais enfin mardi j’ai juste un petit devoir de 4 h 30. Je ne connais pas du tout sur quoi va porter le sujet, et pour ne pas changer de mes habitudes, je n’ai pas commencé à réviser. Mercredi, j’ai une présentation orale. Je ne l’ai pas encore préparée non plus. Je suis la reine de la dernière minute, donc j’aviserai tout ça dimanche et lundi.

 

Je viens de finir un livre assez amusant : La jeune fille et le philosophe, de Frédéric Lenormand

 

En 1760, le plus célèbre écrivain du siècle recueille une descendante du plus grand dramaturge français. A dix-huit ans, Marie, arrière-petite-nièce de Pierre Corneille, arrive à Ferney pour y être éduquée par un Voltaire au sommet de sa verve et de sa gloire.

Secondé avec énergie par Madame Denis, le vieillard excentrique et cabotin désire se faire valoir auprès de toute l’Europe en faisant de Marie, grâce à la littérature, la jeune fille idéale selon les philosophes. Mais il est loin de se douter que la petite Corneille mettra à profit cette belle éducation pour penser par elle-même et n’en faire qu’à sa tête…

Sur le ton d’une satire non dénuée d’affection, Frédéric Lenormand, à partir d’une histoire vraie, fait du philosophe le héros malicieux, volubile et gesticulant d’un récit savoureux dans l’esprit des contes de Voltaire.

 

Je l’ai emprunté à la médiathèque. Le problème en médiathèque, c’est qu’il y a tellement de bouquins que je ne sais jamais lequel choisir. Et j’avoue que ces temps derniers, je privilégie surtout les livres qui se lisent plutôt rapidement, rapport au fait qu’il est ainsi plus facile pour moi de m’organiser : si une histoire me plait, je peux ne pas la quitter plusieurs heures d’affilées, même si j’ai des pas mal de choses à faire. Ça peut parfois se révéler assez embêtant. Du coup en ce moment j’évite les gros pavés.

 

Et pour voir si l’histoire va me plaire, en plus de lire le résumé sur la quatrième de couverture, j’ouvre le livre sur une page au hasard et je lis un extrait. Je suis tombée sur ça :

 

« Voltaire glapit qu’il se mourait. Mme Denis vint donc annoncer que son oncle était mourant.

-         Ce doit être ennuyeux d’être aussi souvent mourant, dit un Anglais.

-         Il suffit d’un peu d’organisation, répondit la nièce.

L’Angleterre, c’était loin : ils le verraient comme il était. Elle prit le message et fut jugée très sympathetic elle aussi.

-         La vie est un conte plein de bruit et de fureur, se lamenta Voltaire entre ses oreillers. Ciel ! Marie ! je suis vraiment malade ! je régurgite du Shakespeare !

Il fit répondre qu’on pouvait le considérer comme mort. Hélas, il n’est pas de cadavre français qui puisse repousser un Britannique. Ils réclamèrent de se recueillir sur la dépouille.

-         Dites leur que le diable m’a emporté ! couina le mort.

Ils réclamèrent de voir le diable. Le vieux penseur se dit qu’il préférait finalement les maniaques et les fous.

L’Angleterre menaçait de camper dans le salon encore longtemps. Là-bas aussi Voltaire était considéré comme l’intelligence la plus civilisée de son temps.

-         Je suis la Pompadour de la pensée, gémit-il.

-         A mon avis, suggéra Mlle Corneille, dont c’étaient les premiers Anglais, le plus simple serait de les recevoir.

L’écrivain avait deux reproches capitaux à faire aux Anglais.

-         Quelque chose de pire que la guerre de Cent Ans ? demanda Mme Denis.

Son oncle leva les bras au ciel comme si l’on venait de lui voler sa bourse.

-         Ils nous ont pris le comptoir de Pondichéry, où j’avais des intérêts !

Comment n’y avait-on pas pensé. »

 

 

J’ai tout de suite bien aimé le style de l’auteur. L’histoire, ma foi, est assez amusante et on passe un agréable moment en compagne de Voltaire, sa nièce Mme Denis, Mlle Corneille, et les autres compères de Ferney. Et quant à la philosophie, la leur est pour le moins… particulière !

 

 

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Bernard werber

 

         « Et si ce n'était pas les civilisations les plus raffinées mais les plus féroces qui avaient laissé leurs marques dans l'histoire humaine ?

          A bien y regarder, les cultures disparues n'ont pas été forcément les moins évoluées. Il suffit parfois d'un chef naïvement abusé par les promesses de paix de ses adversaires ou d'aléas météorologiques bouleversant le cours d'une bataille pour que bascule le destin de tout un peuple. Les historiens des vainqueurs réécrivent ensuite à leur guise le passé des perdants afin de justifier leur  anéantissement. Pour effacer tout scrupule aux générations ultérieures, la formule « Malheur aux vaincus » clôt le débat. Et Darwin a même trouvé une légitimation à ces massacres avec la « sélection naturelle » et sa théorie de la « survivance des plus aptes ».

            Ainsi s'est créée l'histoire des humains de la Terre, sur des charniers et des traîtrises oubliés. 

            Qui a vu ?

            Qui sait vraiment ?

            Je n'ai trouvé qu'une réponse : « le » ou « les » dieux, condition bien sûr qu' « il » ou « ils » existe(nt).

            J'ai tenté d'imaginer ces témoins discrets. Des dieux scrutant une humanité grouillante à la manière d'entomologistes observant des fourmis.

            Si des dieux existent, quelle a été leur éducation ?

            Tout évolue. Comment sont-ils passés de la jeunesse à l'âge mûr ? Comment interviennent-ils ? Pourquoi les intéressons-nous ?

            J'ai cherché des réponses dans les livres sacrés, du Livre des morts tibétain au Livre des morts égyptien, en passant par le chamanisme ou les grandes cosmogonies des peuples des cinq continents. Ils donnent des informations qui ne se contredisent que très rarement. Comme s'il existait une perception collective de la dimension qui nous dépasse et des règles du jeu cosmique.

            Philosophie et science ont toujours été opposées, mais pour moi elles se rejoignent dans ce qu'on pourrait nommer la « spiritualité laïque ». Là, ce qui importe, ce sont les questions plus que les réponses.

            Pour le reste, j'ai laissé libre cours à mon imagination.

            A mes yeux, Nous, les dieux constitue la prolongation naturelle des Thanatonautes et de l'Empire des anges. Après la conquête du Paradis et la découverte du monde angélique, il était logique que le niveau d'évolution supérieur soit précisément celui des dieux...

            C'est pourquoi Michael Pinson, ainsi que son étrange ami Raoul Razorback, Freddy Meyer, Marilyn Monroe, tous les ex-thanatonautes-ex-anges, réunis sous le slogan « L'amour pour épée, l'humour pour bouclier » sont ici de retour. Je me suis laissé emporter dans ce monde imaginaire comme dans un rêve éveillé. La nuit je continuais à revivre certaines scènes.

            [...]

            Alors peut-être vous posez-vous la question vous aussi : « Et moi, si j'étais à la place de Dieu, je ferais quoi ? » »

Avant propos de Bernard Werber, auteur de la trilogie Nous les dieux : L'île des sortilèges, Le souffle de l'histoire, Le dernier mystère.

Avant de lire ce qui suit, je préfère vous prévenir que ce qui suit est mon avis personnel sur le livre et un peu l'auteur. Je n'ai pas la prétention de l'appeler critique littéraire ou autre titre pompeux et je précise que je respecte totalement le travail de l'auteur, que je ne juge pas dans son statut d'homme mais sur lequel je donne mon point de vue en tant que lectrice.

Je viens de lire les deux premiers tomes de cette trilogie. J'avais déjà lu des livres de cet auteur. Il est assez facile à lire je trouve, un peu comme Marc Levy, mais dans un genre différent. Là on est carrément dans l'imaginaire, avec des personnages principaux humains. Et quand je dis humains, ça n'est pas seulement leur race d'origine, c'est aussi leur caractère et leurs réflexions qui nous les rendent proches. J'apprécie beaucoup le raisonnement du héros principal, Michael Pinson, de qui je me sens parfois semblable, notamment dans sa question récurrente « Mais qu'est ce que je fais là ? ». Et puis leur cri de guerre « L'amour comme épée, l'humour comme bouclier », c'est pas mal je trouve...

C'est vrai que, à chaque fois que je commence l'un de ses livres, je le dévore et le finis en 2 jours. Parce que les histoires sont souvent prenantes. Mais je me rends compte aujourd'hui qu'une fois habitué au style de l'auteur, on devine la suite assez facilement. Mais ce que j'apprécie surtout ce sont les notes de culture sur l'histoire, la mythologie, la science, la vie. Elles sont très diverses, parfois inattendues mais toujours très intéressantes. Je regrette cependant de trop percevoir parfois le point de vue de l'auteur. Non, je devrais formuler ça autrement. L'auteur ne met pas de bibliographie, permettant de savoir d'où viennent toutes ses connaissances (hormis Le livre des morts tibétain et égyptien, cité en intro), surtout si on voudrait approfondir certains sujets, sans se perdre dans un tas de bouquins bien compliqués et rébarbatifs trouvés au hasard chez La Fnac. Or il me semble apercevoir à certains moments le point de vue de l'auteur. Une bibliographie permettrait de faire le tri entre l'objectif et le subjectif de l'écrivain. De toute façon, dans le roman en lui-même, on perçoit très nettement son positionnement par rapport à de nombreux sujets. Mais ça me semble logique, on retrouve ça chez de nombreux auteurs. Après, on apprécie ou non.

Quoiqu'il en soit, Bernard Werber est un auteur à l'imagination bien active, en dehors du fait qu'il a une culture immense. Il arrive à bien jongler entre l'histoire des héros, l'histoire des peuples des héros, l'histoire des protégés terriens du héros, l'histoire des dieux, et les « épisodes de culture ». Si vous n'avez pas lu les romans, vous devez vous dire qu'il y a bien beaucoup de choses dans ce roman, et vous n'avez pas tort, mais justement il n'y a pas de longueurs ou autre, le livre est bien équilibré entre toutes ces parties, ce qui ne doit pas être facile à faire à mon avis.

L'auteur reprend pas mal de clichés aussi. A part la mythologie bien sûr. Parfois c'est pas terrible je trouve mais enfin...

Malgré ces quelques reproches, je vous conseille de lire un de ses livres un jour si vous en avez l'occasion. L'encyclopédie du savoir relatif et absolue est très intéressante, ce n'est pas un roman mais elle donne matière à beaucoup de nombreuses réflexion.

Et dites-moi ce que vous en pensez ?

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Orgueil et préjugés de Jane Austen

 

C'est probablement mon livre préféré.

Enfin bon comme j'adore lire, c'est difficile de faire un choix parmi tous les livres que j'adore. Mais disons que celui-là je ne me lasse pas de le lire et de le relire et de le rerelire... avec à chaque fois la même émotion...

C'est un livre assez romantique qui même s'il se passe à une autre époque, garde un certain message intemporel... orgueil et préjugés... je ne vous fais pas de dessin...

J'aime bien aussi le film avec Keira Knightley (oui, oui...). Mais c'est une version assez différente du livre... Il y a aussi eu un autre tournage en 1995 de l'histoire, qui respecte beaucoup plus le livre, mais je n'en ai vu que des extraits sur youtube.

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