Bon, une grosse déprime plus tard (ainsi qu'une bonne migraine et de nombreux refus de stages) (calmés par les bonnes crêpes au chocolat de ma petite maman et de la glace nougat-chocolat), je vais mieux.
Alors donc il faut que je reprenne les bonnes z'habitudes et que je vous raconte ma vie.
Les deux jours en gîte se sont passés moyen. Ben oui il y a déjà des tensions dans la classe. Pas cool. Nan d'accord faut rester positive, ça s'est bien passé quand même. Beaucoup de boustifaille et de rigolades. Surtout quand on a joué au pictionnnary avec les profs. Excellent. D'ailleurs en parlant de profs, il y a des tensions entre eux aussi. Pas cool non plus. Surtout les petites répliques cinglantes devant les étudiantes... hum, pas très pro si vous voulez mon avis. Passons. (Après tout ça alimente nos conversations et on compte les points. Parfois même on choisit un camp.)
Et puis je n'étais pas très bien le vendredi. En fait j'ai carrément failli m'évanouir. Nan nan je rigole pas ! Vous savez quand vous avez chaud et froid en même temps, et puis que vous avez des vertiges, vous ne sentez plus le sol sous vos pieds, vous avez très très mal au coeur et pis d'un coup vous voyez tout noir... ben c'était pile poil ça. Donc là pas moyen de faire autre chose, vous vous agrippez au bras de celle qui est juste à côté de vous et vous dites "mesenspasbien". Elle commence par vous demander de répéter, et en même temps elle vous regarde. Et là, en voyant votre visage plus blanc que le mur et vos yeux dans le vague elle comprend vite fait bien fait, sans interprète. Hop, je me suis assise... en fait non, on m'a assise et là il y avait plein de voix autour de moi "tu veux de l'eau ?" "tu veux manger ?" "tu veux du sucré ?" "tu veux te coucher ?" "t'as mangé à midi ?" "t'as chaud ?" "t'as froid ?" et autre. On m'a même mis un bout de pain sous le nez, si jamais ça me tentait... Mais non, j'avais juste envie que tout le monde la ferme et de poser ma tête qui tournait pluq vite que la planète. Les profs, eux, ont juste demandé ce qui se passait. Quelqu'un leur a dit que j'étais pas bien, ça leur a suffit et ils ont poursuivi leur bilan de ces deux jours.
Après on est parties. On a eu droit de partir 2 heures plus tôt que prévu parce que le département était en alerte orange pour la pluie. Effectivement il semblerait qu'on ait failli mourir sur la route mais moi dans mon état j'ai rien calculé. Après je suis allée dormir chez une amie qui ne voulait pas que je rentre seule chez moi. Puis elle m'a raccompagnée et j'ai dormi 13 heures d'affilé. Zou, le lendemain ça allait nettement mieux !

Z'à part ça, comme sujet de mémoire, je voulais choisir "Comment les mères au foyer vivent-elles la séparation avec leur enfant lorsqu'ile entre à l'école maternelle ?". J'avais choisi les mères au foyer parce qu'à priori ça signifie qu'elles viennent de passer trois ans auprès de leur enfant. Ne plus l'avoir avec elle en presque permanence, c'est peut-être pas facile : ne plus voir son développement, ne plus assister à toutes ses 'premières fois', etc. Sauf que mes profs n'étaient pas très enthousiastes par rapport à ce sujet... Ils ne voyaient pas trop ce que j'allais dire pendant 40 pages. Et ils avaient peur des caricatures genre la mère qui d'un coup se sent libérée de ne plus avoir son enfant en permanence avec elle et l'autre qui culpabilise à mort et s'inquiète en permanence...
Ok, j'ai compris, j'ai encore choisi un sujet qui ne va pas.
Du coup je me suis dit je vais m'orienter plus généralement sur la séparation mère-enfant. Oui sauf que là c'est trop vaste. Et puis on en revient un peu aux mêmes problèmes que précédemment. Ok. La prof qui va me suivre pour mon mémoire cette année m'a donc donné des conseils pour faire des recherches et elle m'a laissé une semaine pour trouver ma question de départ. Ouf, ça enlève un peu de pression. Mais quand même je suis un peu dégoûtée parce que je suis la seule de ma classe à ne pas avoir de question de départ.
Ainsi donc pendant ces quelques jours passés chez mes parents, outre le fait que j'ai cherché un stage et déprimé abondament, j'ai aussi cherché un sujet de mémoire qui convienne. Comme je souhaite rester dans le domaine de la famille, j'ai bien de envie de m'orienter vers les adulescents. Peut-être que certaines d'entre-vous se disent "roh zut elle abuse elle a fait une faute !! on dit adolescents...", ce à quoi je vous répondrais "non, mes chères, je parle bien d'adulescents...". Voyez plutôt :
Définition de wikipédia :
Selon le psychanalyste Tony Anatrella, l'adulescence est le prolongement de l'adolescence en dépit de l'entrée dans l'âge adulte. Le cliché type de l'adulescent est le jeune homme Tanguy, jouant dans le film du même nom. Incapable de se sortir tout seul de son enfance et aimant à outrance ses parents, et le confort qu'ils lui donnent. Ceux-ci usent de maintes ruses pour qu'il quitte le domicile familial.
Adulescents se dit kidults en anglais. Un terme forgé semble-t-il par les publicitaires et les médias, qui nourrissent un intérêt particulier pour ce public réputé hyperconsommateur (mode, produits culturels, sorties...).
Alors je vous précise tout de suite, mon but n'est pas de critiquer ces personnes, ne de faire de la morale ou autre. L'adulescence est d'ailleurs bien connu dans ma famille, et je ne souhaite pas non plus créer une polémique sur un fait social qui nous dépasse complètement et dont les facteurs sont très complexes. Mais cela me semble un sujet intéressant à étudier, à mon échelle, bien entendu. Sauf que...
Oui, sauf que, ici encore, c'est un sujet très vaste. Donc je pensais traiter le domaine du logement, du point de vue des parents. Comment vivent-ils le fait que leur enfant de 25-30 ans, qui travaille ou qui est en mesure de travailler, vive encore chez eux ? Mais se pose le problème de l'accession à la population. Je dois réaliser une enquête et je me demande comment je vais pouvoir trouver des parents qui ont ces caractéristiques. Premier problème. Ensuite je n'en ai pas encore parlé à ma prof, mais j'espère qu'elle ne va pas me dire qu'il n'y a pas assez de matière à traiter ou autre. Deuxième problème.
Sinon, je peux le faire du point de vue des adulescents. Mais là je ne sais pas trop comment je vais traiter ce problème. De toute façon j'ai du mal à trouver ma question de départ. Et j'ai vraiment peur que la rencontre avec le public soit difficile.
Bref, je nage dans un joyeux flou complet. Il faut que j'envoie un mail à ma prof et on en discutera probablement lundi mais quand même je me dis que je démarre mal mon année : je galère pour trouver le sujet de mon mémoire, je galère pour trouver un stage... Zut alors !
