Ailes de Papillon

Nelson Monfort est mon chanteur préféré !

 

Enfin disons que je trouve important ce qu’il fait, et notamment le rôle de son association. Parce que sinon, oui moi aussi il m’énerve avec ses commentaires et je ne suis pas plus intéressée que ça par le monde sportif. Ceci étant, je suis tout de même au courant que samedi c’est Lyon qui a gagné, pour la septième fois consécutive il me semble, et Lens est passé en Ligue 2. Ne me posez aucune question, je ne sais rien de plus. Et ce n’est pas le sujet.

L’association de Nelson Monfort donc, Face au Monde , a vocation de permettre a des enfants, de France et de l’étranger, atteints de difformités faciales de bénéficier de l’intervention de chirurgiens plasticiens hautement spécialisés afin de retrouver l’espoir d’une vie “normale”. Sur le site, il est possible de télécharger sa chanson, d’où mon titre, mais vous n’êtes pas non plus obligés de l’écouter toute la journée hein,  pour 1 €.

Et 1 €, comme je dis toujours, si tout le monde s’y met, ça peut faire beaucoup !!

Pensez que ça aurait pu vous arriver

Ce tag-libre peut être repris par toutes celles qui le souhaitent, je vous y encourage vivement, ainsi qu’à aller faire un tour sur le site !

Bonne journée !

 

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Votre goutte d'eau !

 

Pink Water me l'a mis dans les commentaires, mais pour qu'il soit bien visible, je remets le lien ici : http://www.votregouttedeau.org/.

Pour faire suite à mon article Faites-vous parties des 99 %, si vous vous sentez un minimum concernées par ce qu'il se passe d'important dans ce monde, vous pouvez aller visiter ce site et signer la pétition pour que l'accès à l'eau potable dans les pays pauvres soit possible...

Et si vous ne vous sentez pas concernées, lisez donc ceci : "Chaque minute, 15 personnes meurent victimes de maladies liées à l'eau insalubre"...

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Faites-vous parties des 99 % ?

 

Regardez cette vidéo, elle n'est vraiment pas longue... mais elle montre beaucoup de choses

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Je m'engage pour l'humanité !

 

Quel titre pompeux !!

Mais, mine de rien, c'est un peu ça...

 

 

Mardi après-midi, alors que je sortais du Centre Commercial Le Polygone, je me fais arrêter par un militant d'Handicap International.

D'habitude je réplique toujours que je suis pressée et que je n'ai pas d'argent. D'ailleurs c'est vrai, je suis souvent pressée et pour l'argent, bon ben voilà quoi, je ne vais pas revenir une fois de plus sur l'état de mes finances.

Mais hier, et bien non, je n'étais pas pressée... j'avais même tout mon temps... et j'étais plutôt de bonne humeur : une rentrée des cours avec le moral en berne certes, mais plutôt tranquille il faut bien l'avouer (2 heures de cours le lundi, et mardi pas cours d'où grasse matinée jusqu'à 11 heures)(mouarf ! vous me détestez, je sais). En plus j'avais appris la veille que ce mois-ci, pas de loyer à payer (je suis actuellement créditrice envers mon agence, et oui parfois ça arrive !) !!

 

Pour ne rien gâcher, le jeune homme qui m'a accosté était bien charmant, alors après tout pourquoi ne pas discuter 5 minutes et l'écouter essayer de me convaincre d'adhérer ?

 

Il m'a donc présenté l'association, Handicap International, qui œuvre depuis 1982 pour aider les victimes de guerres et de catastrophes naturelles à vivre debout et dignement. L'association a obtenu le prix Nobel de la Paix en 1997 pour son implication dans la lutte contre les mines. En effet, grâce à sa mobilisation, ainsi que celle de quelques pays comme le Canada et la Norvège, 122 Etats signent le Traité International d'Ottawa, qui interdit la fabrication, la vente, le stockage et l'utilisation des mines. Malheureusement, 40 pays refusent encore de le signer, dont notamment la Chine, les Etats-Unis et la Russie. Il y a 5 ans, on comptait environ 1 victime de mine toutes les 20 minutes, aujourd'hui on en compte une toutes les 30 minutes environ, un progrès, soit 15000 à 20000 nouvelles victimes tous les ans.

 

Cependant, alors que le nombre de victimes des mines commence enfin à diminuer, tendance dans la quelle Handicap International y est pour beaucoup, un autre fléau apparaît : les bombes à sous-munition. Je cite leur dépliant « Utilisées massivement en Bosnie, au Kosovo, en Afghanistan et en Irak, elles sont aujourd'hui responsables d'une véritable hécatombe parmi les civils.

 

Pour les victimes, il n'y a aucune différence entre ces deux armes. Susceptibles d'exploser au moindre contact, elles mutilent, brûlent grièvement ou tuent.

 

Quand elle survit à ses multiples blessures, la victime doit subir une amputation. Sans prothèse, elle est alors condamnée à une invalidité permanente, et perds la capacité à subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille. »

 

L'association intervient à plusieurs niveaux : elle forme des personnes au déminage, elle finance des soins médicaux et le suivi des blessés, elle intervient au niveau politique pour freiner ces fléaux... à travers la planète ! Et pour info, la France ferait partie des pays à avoir fabriqué des bombes à sous munitions. Je rédige cet article chez moi (la seule chose que je regrette de chez mes parents : l'accès illimité Internet !!), donc je ne peux pas vous faire de petite recherche Google et vous montrer ce qu'est une bombe à sous munition, mais allez voir, j'ai vu les photos, c'est vraiment monstrueux, j'ai même du mal à croire qu'on peut y survivre !

 

D'habitude, je suis réticente à m'engager auprès d'une association. Non pas par manque de conviction dans leurs actions, au contraire !, mais parce que justement il faut s'engager, et financièrement parlant en tant qu'étudiante cela m'est difficile... Or là, l'association demande un minimum de 6 €, débité chaque mois, sachant que l'on peut téléphoner ou envoyer un mail quand on veut pour arrêter... J'ai personnellement décidé de verser 8 €, débité tous les 10 du mois à partir d'avril, et si je veux je peux demander à suspendre en mai. C'est donc assez rassurant en cas de coup dur !

 

8€.

Pour certains ce n'est rien.

Pour moi c'est pas mal.

Pour eux c'est beaucoup.

Si tout le monde en versait autant, on avancerait plus vite.

 

Je ne vais pas conclure par une petite moral, ou en vous sommant d'aller vous renseigner de ce pas sur leur site. Chacun doit faire son choix, mais je trouve pas mal de relayer l'information. Depuis que je suis à Montpellier, j'ai dû éconduire une trentaine, plus peut-être, de militants pour des causes non moins importantes. Peut-être qu'hier, en dehors du charmant sourire du jeune homme, j'étais prête à faire cet engagement ? C'est important il me semble, d'être convaincu de ce que l'on fait !

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Parlons sérieusement un petit peu. #4

 

Et moi dans tout ça ?

 

Moi, je suis en troisième année. Ce qui signifie qu'en juin, je passe mon écrit, en octobre je passe mes deux oraux, et après si tout se passe bien, je serai diplômée. Allez, courage, il faut y croire !

Je trouve mon stage très enrichissant. Depuis le début du stage, j'ai l'impression d'avoir appris  le triple de connaissances par rapport à en cours. C'est bien plus concret et c'est ça qui est bien.

 

J'ai déjà réalisé des entretiens individuels. La première fois, je me suis retrouvée face à un homme avec deux de tension. Donc c'était pas super parce que je devais lui poser mille questions pour avoir ne serait-ce qu'un petit bout de réponse. C'était juste pour faire un CV, donc en même temps, ça n'était pas un problème énorme. Là, j'étais dans l'assistanat, mais ça ne pouvait pas être autrement. A 30 ans, il est très couvert par sa mère, il a eu un divorce très difficile, il a été SDF quelques mois. Et si je ne faisais pas le CV pour lui, il ne le ferait pas, donc c'était justifié.

Le deuxième entretien, c'était une personne très bavarde. J'ai eu du mal à l'arrêter, à lui dire, c'est très bien votre vie, mais là en l'occurrence je m'en fous. Non, je rigole, il ne faut pas dire ça. Heureusement, j'ai du aller photocopier ses papiers, donc je l'ai interrompu. Ensuite, j'ai dû faire un premier entretien. Et là ça ne s'est pas franchement bien passé. Heureusement que ma tutrice était là, elle a finalement mené l'entretien, plus que moi. La personne parlait peu, il est arrivé très en retard, assez endormi, il sentait l'alcool et n'était pas motivé du tout. Je suis restée très proche de mon guide d'entretien. Alors que ma tutrice a laissé tomber le guide, pour vraiment suivre le parcours personnel de la personne. Elle a ainsi pu mieux cerner la personne que je ne l'aurais fait.

Sur le coup, je me suis sentie nulle de m'être aussi mal débrouillée. Et puis après on en a parlé un peu. Et je me suis remise en question (encore !), j'ai fait le point, et j'ai compris pourquoi ça n'allait pas. Je suis maintenant plus prête. Et je suis finalement contente que ça se soit passé ainsi, j'ai beaucoup appris.

J'essaye de ma placer en tant qu'accompagnatrice. Pas dans l'assistanat ou dans le trop éloigné. Mais c'est difficile à décider, pendant l'entretien, on fait ça un peu au feeling, comment on sens  la personne. Mais après, je me dis souvent, tiens j'aurais dû dire ça plutôt, je n'aurais pas du faire ça ainsi... Je suis en plein dans l'apprentissage... parfois c'est un peu frustrant, mais enfin il faut passer par là ! Je suis aussi contente de moi lorsque j'arrive à deviner une problématique, à la faire formuler à la personne ; c'est gratifiant de voir une personne ressortir de l'entretien avec le sourire, plus légère que lorsque elle était entrée.

 

 

Alors à côté, les études, c'est vraiment chiant. Je suis un peu vulgaire, pardon pardon, mais enfin je suis surtout honnête. On nous fait apprendre par cœur des lois, des cours très théoriques qui finalement ne nous servent concrètement pas à grand chose. Les cours ne nous apprendront jamais ce qu'est un entretien. Ce qu'on ressent, comment réagir, comment le mener, comment gérer le caractère de l'autre et le sien...

 

Diplômée, j'aimerais bien trouver un emploi dans le même genre de structure que là où je suis en stage, c'est à dire faire de la réinsertion, des suivis RMI, etc. Mais en même temps je suis aussi intéressée par l'animation, la prévention auprès de toutes sortes de publics. Mais ça c'est plutôt mon côté technicienne ESF, et il y beaucoup moins d'emploi dans ce domaine.

 

Mais je sais aussi que je ne ferai pas ce métier toute ma vie. Le travail social, c'est dur souvent. Et le risque est de tomber au bout d'un certain nombre d'années dans une sorte de désintérêt. C''est à dire que parfois on voit des situations de dingue, où les personnes ont des ennuis qui les submergent complètement. Et parfois on voit des situations plus banales, des personnes qui ont perdu leur emploi, qui aimeraient bien changer d'horizon professionnel mais ne savent pas trop vers quoi. Le risque est donc de considérer ces dernières personnes comme moins importantes, de les faire passer en dernière priorité dans notre travail. Et d'être un peu blasés par toutes ces problématiques, ne plus s'investir beaucoup.

 

Il faut savoir trouver son équilibre et savoir s'arrêter quand il faut. Quand on est jeunes, on s'investit un peu trop. Au bout d'un certain temps, on ne s'investit plus assez. Enfin, je dis ça, ce n'est pas une règle obligatoire. C'est quelque chose dont on nous parle, contre laquelle on nous met en garde, et que j'ai pu observer. Mais il y a aussi un tas de TS qui vont faire ce métier avec passion toute leur vie sans jamais se faire bouffer par leur profession.

 

Mais je me connais. J'aime bien changer aussi. Dans la vie j'ai besoin d'évolution. L'aspect positif de ce métier, c'est qu'en fonction de la structure qui nous embauche, le travail peut être très différent : la CAF, la MSA, une association pour SDF, référence RMI, dispositif ASE, relais assistantes maternelles, offices HLM... On peut donc faire une sorte de réorientation professionnelle, sans pour autant changer de métier...

 

Mais je suis aussi intéressée par l'enseignement. Etre prof est quelque chose qui m'a toujours attirée... Et, pour l'avoir vécu, je sais qu'il est extrêmement enrichissant d'avoir un prof qui a lui-même travaillé en tant que TS. Maintenant, le bac SMS a changé, mais lorsque j'y  étais, je trouvais plus intéressant une prof qui ponctuait son cours d'expérience réelles, concrètes, que la prof qui nous disait le cours du référentiel et basta. C'est d'ailleurs ces profs qui m'ont vraiment donné l'envie de devenir TS. Et je me dis, dans 15 ou 20 ans, je voudrais peut-être changer un peu de métier, pourquoi ne pas faire partager mon expérience avec des jeunes ? Je n'ai pas la prétention de vouloir faire naître des vocations, mais seulement ouvrir un peu les jeunes sur des aspects de la vie qu'ils n'imaginent pas toujours. Parler des problèmes des gens en général, leur montrer l'intérêt du respect dans une dimension concrète et ne pas en parler comme d'un concept abstrait.
Et puis à côté de ça, j'aime l'idée d'enseigner. Pas de faire cours, c'est une idée trop théâtrale dans laquelle le prof est l'élément principal autour duquel tout tourne. Mais enseigner, donner des notions inconnues aux élèves, leur ouvrir l'esprit, et les rendre acteur de leur scolarité, leur donner envie de savoir, d'apprendre, de découvrir, leur poser des questions et les amener à en poser d'autres, à vraiment approfondir leur connaissance sur un sujet, un domaine...

 

Je suis peut-être trop naïve. Je sais que je suis trop naïve, on me le dit.

J'ai envie de mettre ça sur le compte de mon manque d'expérience, ma jeunesse. Mais j'espère la garder, en partie au moins. Quel est l'intérêt de travailler, de donner un peu de sa personne, de se battre pour faire avancer les choses, si on n'y croit pas, ou plus ? Mais forcément, j'aurais mes désillusions... Non, je ne suis pas fataliste, je suis réaliste sur ce point !

 

Des désillusions, j'en ai déjà eu quelques unes. Je me rends compte de l'importance de la politique du département dans le travail social. On ne peut monter des aides financières que si le département prévoit une enveloppe pour ça, et aux conditions qu'elle prévoit. Par exemple, dans mon département, les aides au financement du permis de conduire ne peuvent se faire que si la personne est en emploi. Ça évite de financer des permis qui finalement ne vont pas changer grand chose pour la réinsertion professionnelle de la personne. Mais parfois ça s'avérerait nécessaire parce que la personne vit assez isolée. Tout a ses limites.

 

Le financement de la structure m'énerve un peu aussi. Un certain nombre de sorties emploi doit être réalisé. Ça oblige l'équipe à faire des changements de référents pour des personnes insuffisamment proches de l'emploi, alors que ces personnes auraient besoin d'un suivi stable, avec une même personne sur du long terme. Et puis ça fait un peu chantage, et ça met une pression supplémentaire sur le travail des TS. Toute l'année, on sait qu'il faut faire des sorties emploi, sinon le financement ne suivra pas et dans ce cas la structure ne pourra pas fonctionner.

 

Je crois que le point sur lequel il faut que je travaille le plus, c'est arriver à gérer l'entretien en fonction du caractère de l'autre. Je pense que je m'en sors bien au niveau de la distance que je mets entre la personne et moi, mais parfois je reste peut-être un peu trop en retrait si la personne ne se confie pas d'elle-même. Et comme le prouve la personne qui n'arrêtait pas de parler, je dois être plus maître de l'entretien. Dire stop quand il le faut. Poser les bonnes questions quand il le faut.

 

Allez, il me reste deux mois de stage pour apprendre tout ça !!

 

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