Ailes de Papillon

Le début de la fin

 

Pour commencer, merci à toutes pour vos messages pour mon anniversaires !!
Ils m'ont fait très plaisir !!

Nous sommes le 30 décembre, et voici la fin de 2008 bien entammée puisque demain soir nous entamerons 2009 !

Profitant des fêtes de fin d'année, ma famille n'en finit pas de cuisiner, recevoir, fêter des anniversaires... Bon d'accord, il n'y en a pas tant que ça non plus, mais pour l'heure du bilan je préfèrerais un peu moins de société...

Cette année, je passe le réveillon en famille. Non pas que je me sente soudainement un sentiment de solidarité fort avec les miens, mais je n'avais pas envie de faire la fête. Faire la fête parce qu'il faut faire la fête n'est pas ma philosophie. Et par ailleurs, à force de faire le tri parmi mes "amis", il ne m'en reste plus beaucoup... et surtout ils sont un peu éparpillés sur le sud de la France... Mais je souligne toutefois que je m'entends nettement mieux avec ma famille qu'à une certaine époque...

Pour cette fin d'année 2008, j'ai donc l'esprit très philosophe, et surtout très questionnneur... Mes reflexions s'alimentent de pourquoi, comment, et si, et maintenant, oui mais, je voudrais, si seulement, il faudrait que... Je suis toutefois bien ogligée de constater que secouer le passé et le présent dans tous les sens n'influence en rien ma situation actuelle, et ne me soulage guère... En revanche je suis bien décidée à forcer un peu le destin et prendre certains aspects de ma vie en main pour 2009.


 

C'est donc en papillon songeur que je vous souhaite de passer d'agréables derniers jours de 2008...

3 commentaires - aucun rétrolien

21 bougies

 

Des fois ça passe vite le temps.
Et parfois pas tant que ça...

Je me sens parfois mâture, adulte, presque vieille.
Et parfois je me dis que je suis encore qu'une gamine à l'aube de devenir une adulte. 21 ans, c'est rien du tout.

Voilà 21 ans que je suis en vie, 21 ans que je suis la fille de mes parents, la soeur de mon frère, la soeur de mes soeurs... 21 ans que je m'appelle A., que je vis dans la maison de mes parents, que je suis blonde, que j'ai les yeux bleus, que je suis blanche, que je suis un petit clown pour mes proches, que j'aime lire et que je suis d'un caractère réservé...

Ce sont des évidences. Et même des choses qui ne changeront jamais... Enfin pas tout, je vais bien finir par quitter définitivement la maison de mes parents (et cette année est la bonne !), et je changerai peut-être de caractère au fil du temps... Mais pour moi, de mon point de vue, voilà 21 ans que tout ceci existe. Il peut se passer n'importe quoi je ne modifierai jamais ma filiation, mes origines, mon identité initiale, une partie de mon corps...

Et tout ceci, c'est comme si ça avait toujours existé. J'ai beau savoir, et j'imagine que je pourrais parler avec un présent de vérité générale - je ne pense pas être la seule ainsi - on a beau savoir que le monde est monde depuis bien plus longtemps que nous sommes en vie, c'est un peu abstrait, nous n'étions pas en vie, nous n'étions pas là... ce ne sont pas nos souvenirs à nous... Même si bien sûr nous ne renions rien, et notre identité est fondamentalement rattachée à l'histoire de notre famille, et à l'Histoire même !

Et puis il y a le reste... des millions de données inconnues, de questions sans réponses, d'arcanes mystérieuses... Et en 21 ans j'ai l'impression de ne pas en avoir résolue beaucoup ! Je veux parfois aller plus vite que je ne le peux, ou que la vie ne me le permet... Je voudrais savoir, trouver des réponses sur qui je suis, qui je veux être, ce que je veux faire, et surtout ce que la vie me réserve. Je ne suis pas fataliste, mais je ne crois absolument pas au hasard et je pense vraiment que certaines choses doivent arriver, et personne n'y peut rien...

C'est donc face à toutes ces interrogations, peut-être un peu trop sérieuses pour un jour d'anniversaire - mais ne peut-on être réfléchi les jours de fête ?, ou drôle les jours tristes ? -  que j'entame ma 21ème année... qui va commencer presque en même temps que l'année 2009. Vous le devinez tous, avec l'année que ma famille vient de vivre, j'ai bien hâte de quitter 2008 !

 

11 commentaires - aucun rétrolien

Privilégiée

 

Cette année encore ma famille m'a offert de nombreux cadeaux !
D'où mon titre, car malgré la norme sociale couramment établie, il ne faut pas oublier que de nombreux enfants et adultes ne profitent pas comme nous de cette fête... problèmes d'argent, de famille, de violence...

J'ai eu à peu près tout ce que j'avais demandé, livres, DVD, bons d'achat... Pourtant cette année encore je suis très déçue de cette fête. Je m'étais pas mal investie dans l'organisation et la préparation (achats des cadeaux, repas, décoration...) en espérant trouver un peu de magie, et surtout de plaisir le jour J !

Mais finalement non. J'ai éprouvé les mêmes sentiments que tous les ans : absence de l'esprit de famille, du côté merveilleux que l'on nous fait tellement miroiter... Et pourtant ma famille ne fête pas Noël de la façon très "commerciale" que les pubs marketings et les centres commerciaux essayent de nous vendre !

Je trouve triste de réagir ainsi. Mais ça m'ouvre pas mal de questions pour les prochaines années ? Peut-être que je ne devrais plus fêter Noël en famille ? On ne plus du tout fêter Noël ? Ou organiser vraiment quelque chose de très différent ?
Pas mal de questions pour un sentiment confus d'insatisfaction, de frustration, de déception... Et au final un article sans grand sens... je voulais raconter des choses joyeuses - c'est dans l'air du temps tout de même - et pourtant le fond n'y est pas... Demain ça ira mieux certainement, alors bonne soirée à toutes et à tous ! Je vous laisse avec une photo du matou pris en flagrant délit ! Notez que ça n'a pas l'air de le contrarier outre mesure... il prend une pose de star... (et non le santon n'a pas de torticolis ! En vrai il n'a pas la tête aussi tordue c'est l'angle de la photo qui fait cet effet !)

 

 

3 commentaires - aucun rétrolien

Horizon voilé

 

 

Parfois je me demande, surtout en ce moment d’ailleurs, pourquoi tenir un blog ?

Au début, la motivation était très liée à l’envie de me créer un petit espace perso sur lequel chacun pourrait commenter, me donner son avis ou même me poser des questions. Je souhaitais publier certaines de mes pensées, mes avis sur des films ou des sujets qui me tenaient à cœur… Et puis j’avais aussi envie d’intégrer cette belle et grande communauté de bloggueurs…

 

Pas mal de copines me tannaient depuis quelques mois pour que je suive leur exemple… mais les skyblog, avec leurs codes de langage impossible, les commentaires sans aucun sens, et souvent le contenu même des articles, très immature ou véhément, non merci !!

 

Puis un jour j’ai découvert MaBulle, et là le concept m’a vraiment plu ! Alors grâce à la sympathique bulle d’Headbanging, mon adorable marraine, je me suis lancée ! Et cachée derrière mon masque de papillon, j’ai petit à petit pris mon envol…

 

 

Je ne regrette certainement pas la création de ma petite bulle.

Même si ma présence ici s’est parfois faite en pointillés, plus ou moins espacés, grâce à MaBulle j’ai eu des commentaires extrêmement gentils dans des moments pas très faciles, j’ai découvert dans d’autres blogs des personnes absolument adorables, humaines, drôles et finalement aussi sympathiques que des amies disons plus ‘réelles’, ou moins ‘virtuelles’, choisissez le terme qui vous plait !

Cet espace m’a aussi permis d’exprimer des choses assez personnelles, dont je ne pensais pas du tout parler ici à l’origine… mais il arrive qu’un trop-plein de rage et de douleur doive se déverser pour ne pas me faire imploser, et publier des articles était à ce moment-là un excellent moyen d’éclaircir mes sentiments.

 

Le problème de l’anonymat, comme pour la plupart des bloggueurs, s’est souvent posé à moi. Je souhaite absolument garder le secret de ce blog à mon entourage, il n’y a que ma sœur J. qui en connaît l’existence et c’est très bien ainsi. Mais les limites pour garder l’anonymat lorsqu’on parle de soi sont bien transparentes ! D’autant plus que je n’ai aucune idée de la fréquentation d’Internet et des blogs de certaines de mes amies ! Si ça se trouve elles aussi ont leur espace Internet et craignent que je ne les retrouve !!

 

 

Arrivés là, la question que vous vous posez certainement est : mais où veut-elle en venir bon  sang ?!

Question pertinente, à laquelle je n’ai pas vraiment de réponse…

Depuis quelques temps, mon blog mériterait plus de figurer dans la catégorie ‘Journal intime’ que ‘Réflexions et pensées diverses’… et pourtant ce n’est pas le sens que je souhaite lui donner. Mais parfois il est bien difficile de parler de choses et d’autres quand un gros nuage orageux se situe juste au-dessus de votre tête ! C’est ainsi que je vous ai fait partagé ma tristesse et ma douleur lorsqu’un cancer a été diagnostiqué à mon Papy, en mars, puis lorsqu’il nous a quitté définitivement, en septembre, lorsqu’un de mes cousins est subitement décédé, en août… Et maintenant ?

 

Maintenant, je pourrais bien vous dire que mes oraux sont dans un petit peu plus d’une semaine. Je pourrais vous parler du petit chat de mes parents, qui fait mille et une bêtises mais devant lequel je suis folle d’amour. Je pourrais vous parler du dernier film que j’ai vu et aimé, Le sourire de Mona Lisa. Je pourrais vous parler de ma future recherche d’emploi. De mon envie de me remettre au sport. De mon goût immodéré pour les noisettes et les cookies ces derniers temps.

 

Oui je pourrais vous dire tout ça.

Mais le cœur n’y serait pas.

Ou pas complètement.

 

Parce que je pourrais vous dire aussi que 2008 est définitivement une mauvaise année pour ma famille. Très mauvaise.

Mon père est malade. D’une longue maladie, comme disent encore les journalistes.

Une longue maladie, c’est poétique pour dire que la personne a lutté, morflé en chimio, a cru en sa guérison, a rechuté et a fini par en crever. C’est joli pour dire que la famille a pleuré la maladie, et va maintenant pleurer le défunt…

 

 

Mais pas chez nous. Pas dans ma famille.

Mon papa va se battre Et on va l’aider. L’accompagner. Le soutenir.

Quand il commence quelque chose, il le finit toujours. C’est un perfectionniste.

Alors il s’en sortira. Il est encore jeune.

 

 

Donc, cet article. Pour vous dire finalement que les nouvelles ne sont pas très bonnes par chez moi, mais nous gardons tous le sourire, meilleure arme et médicament encore jamais inventés !

Et quant à ma chère bulle, je la garde bien sûr. Mais je vais certainement être absente un peu. Parce que mes derniers examens arrivent. Et parce que je ne sais pas de quoi je vais vous parler. Ça pourrait bien partir un peu dans tous les sens prochainement. J’écrirai sur ce dont j’aurais envie… je parlerai de moi, de livres, de films… et peut-être de mon père, si j’en ai besoin. Ou pas. On verra.

 

Je vous souhaite à toutes une belle semaine, et une bonne santé. C’est tellement important qu’on ne le dit jamais assez.

 

 

 

 

7 commentaires - aucun rétrolien

Les choix de la vie

"Ai-je choisi ma vie, ou me suis-je laissé mener par les circonstances, les décisions des autres ?". "Ceux qui ont tranché fortement un jour ne sont-ils pas plus forts ? - pas forcément plus heureux mais plus forts ? Comme si une sorte de "baptême du choix" les rendait moins sujets aux dérives, aux compromissions, à l'amollissement du caractère..."

C'est sur ce thème qu'Anny Duperey a bâti Une soirée. Quand ils étaient tous les trois étudiants en médecine, à cette époque de libération des mœurs et des esprits où l'on pouvait vivre ses utopies, Denis et Romain on aimé Florence sans jalousie entre eux, et Florence les a aimés l'un et l'autre. Romain a quitté la France. Denis et Florence se sont mariés. Les années ont passé, douces et harmonieuses. Lors d'une soirée chez des amis, Romain reparaît. Il revient d'Afrique, mais c'est du passé qu'il semble surgir. Il aime toujours Florence. Que va-t-elle faire ? Rien de ce qu'on croit. Car elle prend conscience, en une soirée, que jusqu'alors elle n'a rien décidé dans son existence. Elle a consenti, elle n'a pas choisi. Cela lui semble tout à coup insupportable. Anny Duperey raconte avec autant d'acuité le parcours de Florence que ce qu'il advient de Denis et de Romain. Chaque lecteur, qu'il soit femme ou homme, trouvera des échos de lui-même dans ce roman émouvant, inattendu comme est la vie, souvent drôle, toujours généreux.

 

 

 

J’aime bien la façon d’écrire d’Anny Duperey. Elle a un style sobre et simple, accessible à tous. Et le thème de cette histoire peut trouver une résonance en chacun de nous il me semble. En tout cas chez moi ce sujet trouve une résonance très particulière. Savoir si c’est moi qui choisis et maîtrise ma vie ou non est un petit peu mon combat de tous les jours. Ma grande angoisse surtout !

J’ai très peur en effet de me rendre compte un jour que je n’ai jamais réellement décidé de ce que j’allais faire de ma vie, et que je me suis seulement laissée aller en fonction des évènements. Que je me suis contentée d’accepter ou de refuser ce qui ce passait autour de moi ou dans ma vie, sans avoir un rôle concret. J’ai besoin d’avoir un sentiment de contrôle : savoir que c’est moi qui ait choisi de faire telle ou telle chose.

J’ai commencé à m’en rendre compte en fin de seconde, au lycée. Tout et tout le monde me prédestinait à faire un bac littéraire et c’est vrai que ça correspondait complètement à mon profil. Depuis la 6ème on me disait que j’étais douée pour les matières littéraires, j’adorais le français et j’aime toujours autant écrire ! Et pourtant j’avais le sentiment d’être enfermée dans ce rôle, de ne pas avoir d’autre choix que de le jouer… Alors j’ai dit non, et j’ai monté mon dossier pour intégrer une première SMS ! Ça  semble un peu bête mais c’était énorme pour moi : j’avais imposé mon choix à toute ma famille, du coup je n’allais pas dans le lycée de la ville où mes sœurs étaient allées.

Je ne vais pas dire que c’est un sujet auquel je pense tous les jours, mais il me revient régulièrement en tête au moment de prendre des décisions. Pourtant je suis consciente que l’on choisit bien peu de choses dans sa vie : nos amis sont plus souvent les personnes que l’on rencontre au gré du hasard plutôt que des personnes que l’on choisit, le primat des évènements de la vie sur nos décisions est forcément prépondérant…

Cette obsession est très paradoxale chez moi et j’en conviens parfaitement : je ne crois pas du tout au hasard et je suis persuadée que d’une certaine manière ce qu’il se passe dans nos vies doit arriver afin que nous puissions évoluer (Cf. le bouddhisme en général, et le livre Etre l’auteur de sa vie, de M-J. Noël). Parfois sans s’en rendre compte on choisit certains éléments de notre vie en réalisant certains schémas inconscients…

 

Finalement en écrivant sur ce thème, je ‘attaque à un sujet énorme et sans fin, parce que vous pouvez aussi me renvoyer toutes les études qui ont été faites pour montrer que nous sommes en partie conditionnés par le milieu dans lequel nous avons grandi et celui dans lequel nous évoluons… L’éducation de nos parents joue un rôle très important, puis nos rencontres, etc., nous SOMMES donc le résultat de ce que nous ne choisissons pas !

Enfin bon, on est d’accord, c’est quand même bien plus complexe que ça… mais pour recentrer un peu ce billet, au début je voulais seulement parler du bouquin que j’ai lu ! L’histoire est bien résumée en haut et je ne vais pas vous dévoiler la fin, qui est d’ailleurs très bien, différente de celle que l’on attend et heureusement pas celle que l’on redoute, mais je trouve que le livre fait bien réfléchir sur le chemin de notre vie : le choisissons-nous ou nous contentons-nous de l’accepter ? Et peut-être que la question à ajouter est : si nous nous contentons de l’accepter, est-ce une mauvaise chose ? une solution de facilité ? ou bien est-ce un choix à part entière ?

Personnellement, j’ai toujours admiré les personnes qui un jour dans leur vie, réalisent un virage à 180°… parce qu’il me semble que ce genre de situation ne peut résulter que d’un choix réfléchi et surtout d’un caractère fort ! J’aimerais bien faire partie de ces personnes un jour…

Et vous qu’en pensez-vous ? quelles sont vos motivations pour prendre les grandes décisions de votre vie ? Avez-vous déjà réfléchi à tout ça ? (Non ceci n'est pas une interro de philo, vous n'avez pas de note à la fin !)

 

 

 

1 commentaire - aucun rétrolien

1 2 | Page suivante