Alors, pour commencer, je suis bien incapable de vous dire comment s'est passé mon devoir. Tout le monde s'attendait à un devoir sur les gens du voyage, puisque c'était le dernier chapitre étudié. Or, niet. Le thème était l'accès à la culture. Nous n'avions fait aucun cours là-dessus. J'ai mis toutes mes connaissances personnelles, et j'ai essayé de faire une analyse intéressante, mais enfin, difficile de savoir si c'était suffisant ou non. Par contre, j'ai retrouvé mes cours, me voilà rassurée.
A part ça ...
Mercredi soir, tandis que j'essayais de raccrocher d'une conversation téléphonique avec un ami qui m'ennuyait, je lui ai sorti « Ecoute, je vais te quitter là parce que je suis super fatiguée et demain je sens que je vais avoir une journée pourrie. »
Me serais-je auto-portée la poisse ? ou bien aurais-je eu un pressentiment ?
Car, figurez-vous que oui, hier j'ai passé une journée... pfff... bien nulle.
Déjà, ça a commencé la veille, avec la grève des transports. J'ai attendu un bus (en principe il y en a quatre) pendant une heure. Sur les quatre, tous faisaient grève. Pas de bol, il faisait méga-froid. Bon du coup j'ai zappé les cours, gnarf gnarf.
Le soir, j'ai eu mal à la tête, et impossible de trouver le sommeil avant 2 heures du matin. Quand le réveil sonne à 6 heures, ça fait un peu court...
A 6 heures, j'ai hésité à me lever. Puis je me suis dit que, quand même c'était pas sérieux, j'avais déjà manqué les cours la veille, en plus je devais parler à une de mes profs par rapport à mon stage, et j'avais rendez-vous avec ma référente-mémoire. Bon, je prends mon courage à deux mains et je m'arrache de mon lit tout chaud-tout douillet... C'est dur la vie.
Comme tous les matins difficiles, j'ai mis trois plombes à me préparer. Il semblerait que ce soit toujours ces matins-là que les lutins farceurs sont passés par chez moi la nuit pour cacher toutes mes affaires... je dois tout chercher, et du coup je suis en retard... plus que le délai prévu à cet effet dans mon emploi du temps. Alors je cours dans tous les sens (notez que, dans un 15m2, y'a pas trop de quoi faire non plus) et je fais tout à la va-vite. C'est comme ça que, en voulant mettre le collier que m'a offert ma Tatie pour mon anniversaire, je ne sais pas ce que j'ai fait, j'ai dû mal fermer l'anneau, le cordon s'est ouvert et le médaillon est tombé.
C'était du verre.
Et maintenant c'est cassé. Ça ne faisait pas encore une semaine que je l'avais reçu. Dégoûtée.
A ce moment-là j'aurais dû tilter, et aller me recoucher. Mais non, acharnée que je suis, j'ai poursuivi ma journée.
En cours, j'ai somnolé toute la matinée. En fait, on a pas cours. On assiste juste aux oraux d'entraînement du rapport de stage des filles de la promo. C'est pas que c'est pas intéressant hein, c'est juste que c'est facile de décrocher quand on est fatiguée. Pile poil ce que j'ai fait.
A midi, j'ai mangé en 10 minutes, pour cause de rendez-vous avec ma prof-référente de mon mémoire. La dernière fois que nous avions rendez-vous, elle est arrivée avec plus de 10 min de retard. Donc, j'avoue que je ne me suis pas trop bougée non plus pour être à l'heure.
J'avais 5 minutes de retard. Qui m'ont valu 5 minutes de reproches sur le fait qu'elle reste juste pour moi et qu'elle n'a pas que ça à faire de me chercher. Mais vous auriez-pu prendre un sandwich, me dit-elle. Et je le mange quand le sandwich ma cocotte ? pendant notre entretien ? Non, je suis une jeune fille courtoise, j'ai enchaîné avec un Au fait, bonne année 2008, Madame, c'est important .
Après, j'ai fait du blabla pendant une demi heure. Parce que oui, j'avoue que je n'ai pas beaucoup bossé mon mémoire. Et elle m'a répondu du blabla pendant une demi heure. Pour info, c'est la première année qu'elle enseigne dans cette filière. Donc elle n'y connait rien à mes études. Ni à la méthodo du mémoire. La seconde demi heure, j'ai un peu décroché. A partir du moment où elle a commencé à me raconter sa vie, pour être précis. Et elle a enchaîné avec un tas de reproches sur mon mémoire, mon sujet, mon travail et le fait qu'elle, elle travaillait beaucoup lorsqu'elle était étudiante et qu'elle a eu des résultats excellents, c'est pourquoi ses conseils sont forcément géniaux et patati et patata... C'est formidable, toutes mes félicitations pour votre superbe parcours, mais d'une, votre vie je m'en fous, et de deux, vos conseils ne m'apportent pas grand chose, je n'ai pas attendu de vous rencontrer pour réussir mes études ! Hum, merci Madame, je vais repenser à tout ça et on se recontacte par mail, d'accord ?
Et voilà comment ressortir démontée d'un entretien avec un prof. Ensuite, re-oraux. Re-somnolage. Et hourra, fin des cours !! Zut, il pleut, j'ai pas mon parapluie...
Je rentre donc chez moi. Avec la migraine, ben voyons... et, tiens j'ai du courier. Tiens, le logo Liberté-Egalité-Fraternité, qu'est ce que la République Française me veut ? Je pense d'abord aux prochaines élections... mais enfin je suis inscrite dans la commune de mes parents et je n'ai pas demandé à changer... En plus il y a deux enveloppes. Bizarre...
Surprise donc.
Et, effectivement, grosse surprise. Taxe d'habitation dans l'une, taxe de redevance audiovisuelle dans l'autre. Gloups. C'est quoi cette histoire ??
Je vous le donne dans le mille. Respectivement 242 et 116 €. Argh, je défaille. C'est une plaisanterie, là ou bien... ??
Je me suis assise. J'ai bu de l'eau fraîche. J'ai respiré un grand coup. Et j'ai relu. Non, ce n'est pas une hallucination. M'enfin, l'année dernière, on m'a rien demandé !
Vous n'avez pas été imposé à la taxe d'habitation au titre de l'année 2007. Cette imposition répare cette omission. Comme c'est aimable à vous...
Bon, j'ai essayé de comprendre le détail du calcul et tout le barda, mais c'est pas possible. J'vous jure que c'est pas possible. Même les gars qui ont mis au point les calculs sont pas capables de les expliquer, chuis sûre !
Pour la redevance audiovisuelle, je m'en contrefiche, j'ai pas de télé. Donc il doit y avoir moyen de régler ça. Je vais téléphoner ou faire un petit courrier assurant sur l'honneur que je n'ai aucunement les moyens de me payer un quelconque téléviseur et donc j'ai le plaisir de leur renvoyer leur facture, avec mes respects, Madame, Monsieur...
Par contre, pour la taxe d'habitation, j'ai comme un gros doute. J'ai eu beau chercher, je n'ai vu nulle part mentionnée ma situation. Les personnes bénéficiaires du RMI en sont exonéré. Ok, mais moi je ne touche pas le RMI, j'ai moins que ça encore !! J'ai absolument zéro ressources, hormis la bourse qui me verse 250 € par mois. Et eux, ils s'imaginent que je vais leur donner 242 € ?!!??
Hum, hum. J'ai beau râler tout ce que je veux, ça ne change rien à la situation. Si je dois payer, je dois payer. Mais quand même. Si je peux ne pas payer, je ne vais pas me gêner !! Donc, ce matin, alors que je suis plus que très fatiguée, alors que je commence les cours à 9h30 (et ce matin, pas de somnolage, c'est moi qui fait mon oral), je suis venue à l'école pour 8h00. Oui, vous avez bien lu. Je mérite un trophée, je sais. Juste pour avoir accès à Internet, au CDI. Et chercher mes droits et mes devoirs. Non mais flûte alors, ils ne m'auront pas comme ça !
Parce que le fond du problème, le vrai fond du problème, je vous le livre : si je dois payer cette horreur là, avec quel argent je fais les soldes moi ce week-end ??
C'est sur cette grande question que j'ai décidé d'aller dormir hier. Juste après avoir grillé l'ampoule principale de mon appart. Ben voyons !